LA REPUBLIQUE A VISAGE HUMAIN

Jean-François Ricord, maire de Grasse, conventionnel, représentant en mission



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Caractéristiques


Référence : 611
 : FROESCHLÉ-CHOPARD Marie-Hélène, FROESCHLÉ Michel
 : 9782864106579
 : 2019-11-21
 : Un volume broché de 314 pages, au format 17 x 24 cm. 108 Illustrations noir et blanc. Couverture pelliculée en couleurs. Bibliographie.



La République à visage humain retrace l’itinéraire politique du grassois Jean-François Ricord, maire de Grasse en 1791-1792, élu à la Convention en 1792, représentant en mission près l’armée d’Italie avec Robespierre jeune, puis dans le Var et les Alpes-Maritimes en 1793-1794. Contrairement aux deux autres révolutionnaires célèbres à Grasse, Jean-Joseph Mougins de Roquefort et Maximin Isnard, Ricord est peu connu de ses compatriotes, lesquels, lorsqu’ils en parlent, le traitent volontiers de « terroriste ».

Pourtant, au cours de ses différents mandats, on le voit toujours soucieux d’établir une continuité entre anciens et nouveaux responsables locaux, particulièrement après la reconquête de Toulon révolté contre les Montagnards. Mais cette attitude ne l’empêchera pas d’être suspect, en tant qu’ami des Robespierre, aux yeux des Thermidoriens. 

Cet ancien « missionnaire de la République » selon l’heureuse expression de Michel Biard, reste en effet attaché à la Convention de l’an II qui a lutté contre les ennemis de cette République, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. C’est pourquoi il figure parmi les « derniers Montagnards » poursuivis après les journées révolutionnaires de Prairial. C’est pourquoi il fait partie des quelques anciens députés montagnards qui participent à la Conspiration des Égaux en 1796. C’est pourquoi enfin, malgré un ralliement affiché à l’Empire et à Bonaparte, l’ancien compagnon du siège de Toulon, Ricord se manifeste en républicain convaincu jusqu’à faire partie de la conspiration du général Malet de 1808 contre Napoléon. 

In fine, la vie de Ricord illustre le parcours de ces démocrates qui, nés avant la Révolution et fortement marqués par la philosophie du XVIIIe siècle, restent fidèles, à travers tous les régimes qui les proscrivent, à l’idéal républicain qui les anime.

marie heleneAncienne élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay, et directeur de recherche honoraire au CNRS, Marie-Hélène Froeschlé-Chopard a dirigé un séminaire intitulé « Anthropologie religieuse. Confréries, Iconographie, Cultures religieuses» à l’antenne marseillaise de l’E.H.E.S.S. 

 

 

michelAstronome honoraire à l’Observatoire de la Côte d’Azur, Michel Froeschlé, ancien premier adjoint à la mairie de Cabris, a également enseigné à la Faculté de philosophie de l’université de Nice,