L'ÉCOLE AU VILLAGE

Les petites écoles, de l'Ancien Régime à Jules Ferry




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Caractéristiques


Référence : 463
 : FROESCHLÉ Michel
 : 9782864104711
 : 2007-04-02
 : Un volume broché de 266 pages, au format 16 x 24 cm. 193 Illustrations noir et blanc. Couverture pelliculée en couleurs. Bibliographie.



Après la lecture de cet ouvrage, on ne pourra plus croire que l'école de nos campagnes a commencé avec Jules Ferry. L'illustre ministre de l'Instruction publique de la Troisième République a su faire " passer " au bon moment des idées qui cheminaient depuis deux siècles..

Chaque génération a cherché à transmettre aux plus jeunes les savoirs, les règles, les croyances et les valeurs qui représentaient l'héritage culturel de tous à chaque époque. Sous l'Ancien Régime, la Révolution, le premier Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet, la seconde République, le second Empire, l'école a toujours été le support des pouvoirs politiques et religieux qui voulaient, à travers elle, proclamer leur légitimité ou asseoir leur hégémonie : l'Eglise, l'Etat et les Communautés d'habitants représentées par les Conseils municipaux.
Dès lors, comment expliquer que les lois de Jules Ferry aient soulevé tant de passion ? C'est que Jules Ferry ne fonde pas l'école primaire, il fonde l'école primaire républicaine et cette école d'Etat, qui veut triompher de l'école privée, est aussi un projet de société. Elle veut assurer la victoire, exprimée pour la première fois en 1789, de la démocratie et du mouvement des idées porté par les " Lumières " du XVIIIe siècle.
Sur ces bases, l'école de la République constitue l'instrument efficace qui instruit, éduque, forme les futurs citoyens mais surtout assure, dans l'égalité accordée à tous, le bon fonctionnement de " l'ascenseur social " pour les plus défavorisés. Cette formidable " machine " à intégrer, Français et immigrés, comme le pays n'en a jamais connu, fonctionnera à merveille pendant des décennies, sans que personne ne l'ait jamais remise en question.
Sans oublier que la " vieille Dame " a été pour nous tous une magnifique " fabrique à souvenirs " comme l'évoque cette carte postale retrouvée dans le grenier d'une vieille maison de famille.