ACCOMPAGNER LES PLUS DÉMUNIS

Fondation Patronage Saint-Pierre Actes. Itinéraire à Nice depuis 1874




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Caractéristiques


Référence : 545
 : GASTAUT Yvan, PETITJEAN Mikaël
 : 9782864105596
 : 2012-03-13
 : Un volume broché de 128 pages, au format 19 x 26 cm. Illustrations noir et blanc et couleurs. Couverture pelliculée en couleurs.



Un volume broché de 128 pages, au format 19 x 26 cm. Illustrations noir et blanc et couleurs. Couverture pelliculée en couleurs.

L’histoire de Nice est assez peu nourrie par les problématiques sociales. À l'écart des hôtels fastueux se déroule pourtant à Nice une histoire du petit peuple, qui a toute sa place dans la grande histoire.

L'histoire des politiques de prévention et d'accompagnement social s'amorce au XIXe siècle, sous l’impulsion de certains cercles de pensée catholique. À Nice, au cours des premières décennies qui ont suivi le rattachement, plusieurs notables catholiques se sont emparés du problème.

Les salésiens, disciples de l’abbé Jean Bosco (1815-1888), sont très tôt orientés vers l’assistance et l’éducation des enfants délaissés. Les notables niçois font naturellement appel à la congrégation en 1874 avant de créer le Patronage Saint-Pierre.

C’est sur cette double assise laïque et religieuse qu’est créé le Patronage Saint-Pierre dans le dernier quart du XIXe siècle. Pour ses fondateurs, il s’agit de développer une action sociale à Nice en direction de la jeunesse pauvre joignant hébergement, enseignement et éducation.

Le petit patronage ouvert en 1875 connaît une croissance remarquable et les lois anticléricales du début du XXe siècle le placent dans une situation délicate, le contraignant à se structurer au sein d’une association loi 1901, l’association du Patronage Saint-Pierre (APSP).

Le développement de l’enseignement technique marginalise les élèves les moins aptes et fragilise la vocation sociale des établissements. Les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale sont marquées par une modernisation rapide de la société : la croissance économique des Trente Glorieuses s’accompagne d’une déchristianisation de la société et de nouvelles problématiques sociales. Comme bien d’autres oeuvres en France, l’association du Patronage Saint-Pierre a su s’adapter à ce nouveau contexte. Reconnue d'utilité publique en 1961, l’association renoue plus étroitement avec sa vocation sociale et confie la gestion de l’établissement technique historique aux seuls salésiens.

À cette charnière des années 1950-1960 la question de la jeunesse se pose alors avec acuité. C’est le temps des blousons noirs dès 1959, puis celui des années 1968. La ville de Nice est confrontée à une petite délinquance croissante, que la crise économique de 1973-74 ne fait qu’aggraver.

Nouvelle séquence historique, nouvelles missions, nouveaux lieux : l’APSP s'investit dans un projet surdimensionné et inadapté à la réalité sociale des années 1970 : le foyer de l’Oncle Paul sera un échec sur lequel l’APSP a su rebondir pour s’orienter clairement vers l’accompagnement social.

Ajoutant l’acronyme Actes à celui d’APSP, l’association connaît alors un essor discret et deviendra fondation en 2007.

L’accompagnement social des plus démunis se complexifie avec les années 80 : les activités d’Actes s’inscrivent alors en complément des actions malheureusement insuffisantes, menées par la ville de Nice pour prendre en charge les plus démunis. Les mains courantes conservées dans les archives de l’association révèlent cette activité au quotidien, offrant une chronique du malaise de certains jeunes et du travail d’accompagnement et de soutien des équipes éducatives.

Au travers de la Fondation PSP-Actes, entreprise sociale qui emploie aujourd’hui quelque 300 personnes, en suivant son histoire, c’est un autre regard porté sur Nice. Une histoire mettant en lumière les fondateurs, salésiens et l’engagement depuis 135 ans des laïcs du Patronage Saint-Pierre.