LE PORT DE NICE ET SES DOCKERS


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Caractéristiques


Référence : 517
 : A.C.L.P
 : 9782864105305
 : 2009-11-18
 : Un volume broché de 186 pages, au format 18x26 cm, 215 illustrations
Couverture pelliculée en couleurs.



Un volume broché de 186 pages, au format 18x26 cm, 215 illustrations
Couverture pelliculée en couleurs.

Pourquoi reparler du port de Nice ? Pourquoi ce livre ? Le port de Nice fait partie de l’histoire de notre ville, et il est normal que ceux qui ne l’ont pas connu puissent savoir ce qui s’est passé dans le quartier, autour de lui.
Notre association, Culture et Loisirs du Port, « habite » ce quartier, et c’est la raison qui nous a conduits à organiser, en juin 2008, une exposition sur le thème : « Histoire du Port et de ses Dockers ». A la suite de son succès, de l’état d’esprit des personnes présentes, de l’émotion suscitée par le souvenir de cette population aujourd’hui disparue, de notre envie de faire connaître le passé qui a contribué au développement de notre ville, nous avons décidé, avec des difficultés, bien sûr, mais avec l’aide de la mémoire de ceux qui sont encore là, de leurs familles, des Archives Départementales, et personnelles, d’écrire ce livre. Pour certains lecteurs, ils y retrouveront comment vivaient leurs grands-parents, leurs parents, ce qu’était leur vie, l’histoire du port…

Préface

Nice fut fondée par les Phéniciens il y a plus de trois mille ans. En revanche, son port, ce bassin Lympia, lui, paraîtra fort jeune, n’ayant que deux siècles et demi. Auparavant, c’était l’anse des Ponchettes (petites roches en niçois) et la rade de Villefranche qui servaient de port.  En 1750 il est décidé de creuser un bassin portuaire à Nice. Le débat portera sur le lieu et il faudra trancher entre les Ponchettes et l’autre côté de la Colline du Château. C’est cette option qui sera choisie. L’endroit est marécageux, c’est un bras du Paillon, il se nomme Lympia. Nice devient ainsi le port des Etats de Savoie, leur seul débouché sur la mer. Avec le Traité de Vienne en 1815, tout change. Les rois de Piémont Sardaigne acquièrent les territoires de la République de Gênes, ce qui leur donne deux ports majeurs, Gênes et Savone. Ces derniers sont plus accessibles que Nice et surtout mieux équipés. Les « Savoie » se désintéressent d’une ville difficile d’accès et de son port exigu comparé à celui de la Superbe. Nice est tout au bout des territoires savoyards. Pour aller à Gênes, il n’y a pas de route, il faut prendre un vapeur pour aller à Turin, c’est une expédition à travers la Route Royale. Nice a, en revanche, plus de contacts avec la France, il suffit de franchir le Var. Depuis la Révolution, un pont a été construit, il n’y a plus de gué. En 1852 le statut de port franc est supprimé et Nice perd ainsi d’importants privilèges douaniers. C’est tous ces faits et d’autres considérations, qui amenèrent le résultat du plébiscite de 1860. L’objet de cet ouvrage n’est pas de discuter sur une annexion ou un rattachement, mais de parler de ce port et de ses dockers.
C’est en 1862, avec les camalli, que cette histoire commence. Ceux-ci furent les premiers dockers, devenant bien vite une institution et un élément incontournable de la vie économique du port de Nice.
C’est avec le succès de l’exposition de juin 2008 et les demandes pressantes de nombreux visiteurs, que l’idée de cet ouvrage a été décidée et se voit concrétisée aujourd’hui.
Au fil de ces pages, on apprend les arcanes de ce dur métier, où les acteurs avaient un travail pénible et difficile. Il y avait les dockers professionnels et les journaliers, lesquels trouvaient leur embauche auprès des acconiers. La demande des compagnies maritimes variait et ce personnel d’appoint se retrouvait souvent sans travail. Les hommes venaient ainsi chaque matin en quête d’un emploi. Le port de Nice est très actif, il y a de nombreuses entreprises, minoterie avec la C.A.M., ou encore les pâtes CERES.
Après la Seconde Guerre mondiale, en 1947, le statut des dockers s’humanise, le travail est mieux garanti. C’est aussi la période de leur lutte contre les guerres coloniales. Ils sont les défenseurs de la paix, on aura à cette occasion l’épisode du « V2 » jeté à la mer durant la guerre d’Indochine. Le métier de docker est alors : « un monde d’hommes qui défendent la paix ».
L’ouvrage nous fait pénétrer dans ce monde, on apprend mieux à les connaître, à mieux saisir leurs mœurs et coutumes. On découvre qu’ils avaient tous un surnom : « Picotin » ou encore : « le Bon Dieu », ce qui permettait le trait d’humour : « le Bon Dieu se promène avec le diable ». Les dockers avaient surtout une mentalité avec un « M » majuscule, laquelle n’existe plus aujourd’hui. Les dockers, un travail solidaire et collectif, un monde d’hommes vrais.


T. Jan.

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