TOURRETTES-SUR-LOUP AU XVIIIe SIECLE

Hérésie et scandale au village




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Caractéristiques


Référence : 515
 : FROESCHLÉ-CHOPARD Marie-Hélène
 : 9782864105268
 : 2009-09-30
 : Un volume broché de 156 pages, au format 16 x 24 cm. 27 illustrations noir et blanc et 50 couleurs. Couverture pelliculée en couleurs. Bibliographie.



Un volume broché de 156 pages, au format 16 x 24 cm. 27 illustrations noir et blanc et 50 couleurs. Couverture pelliculée en couleurs. Bibliographie.

Pourquoi vouloir raconter l’histoire d’un village semblable à tant d’autres villages de Provence, d’un village où tout paraît s’être arrêté pendant des siècles jusqu’aux années 1950 dans lesquelles commence véritablement l’extraordinaire révolution d’une région qu’il est convenu d’appeler, depuis le début du XXe siècle, « la Côte d’Azur » ?
Peut-être parce que je suis née dans ce village le matin enneigé du 21 janvier 1942. Peut-être parce que, aux yeux de l’historienne que je suis, l’idée d’un village fi gé sur son promontoire depuis le Moyen Age, d’un village immobile enfermé dans son « patrimoine », n’est pas recevable.
Pourtant, si l’on ouvre les délibérations municipales, on verra l’éternel retour de problèmes lancinants : les mauvaises récoltes qui apportent les disettes, les impôts qu’il faut payer, les pauvres à qui l’on doit l’assistance, les enfants pour qui on doit payer un maître d’école, etc… Tout cela sur un fond d’élections annuelles des édiles locaux, les consuls, choisis immanquablement parmi les plus fortunés, ceux que l’on appelle les « apparents du lieu »…
Mais, tous ces documents dépouillés, ainsi que les registres de baptême, mariages et sépultures qui livrent les stratégies d’alliances familiales et donnent les dates des crises les plus graves, celles qui sont dues aux guerres, aux famines ou à la peste, le « mal qui répand la terreur » et que l’on n’ose appeler par son nom au XVIIIe siècle, il restera toujours à comprendre les habitants de ce lieu, à connaître leur culture. Or, aux XVIIe et XVIIIe siècles, la culture se défi nit dans et par le christianisme. Mais ce christianisme est divers. Il y a celui des évêques ou de leurs proches collaborateurs qui veulent introduire au village les réformes préconisées par le concile de Trente, qui veulent créer de nouvelles confréries. Il y a la religion des habitants qui s’enracine dans des traditions ancestrales. Il y a aussi la religion de certains groupes minoritaires qui ont vécu un moment au village, comme les protestants au XVIIe siècle, ou le petit groupe de « dévots » qui gravite autour d’un prêtre janséniste au début du XVIIIe siècle. Un prêtre accusé de doctrine suspecte et de vie scandaleuse...

FroescleAncienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux- Roses, Marie-Hélène Froeschlé-Chopard est agrégée d’histoire, directeur de recherches au C.N.R.S. (honoraire) et membre du Centre de Recherches Historiques (E.H.E.S.S.). Elle a publié plusieurs ouvrages dont La religion populaire en Provence orientale (préface d’Alphonse Dupront), Paris, 1980 ; Atlas de la Réforme pastorale en France de 1550 à 1790 (avec Michel Froeschlé, préface de Marc Venard), Paris, CNRS, 1986 ; Espace et sacré en Provence (XVIe-XXe siècle). Cultes, Images, Confréries, Paris, 1994 ; Les ordres religieux et leurs livres à l’époque moderne (avec Bernard Dompnier), Clermont-Ferrand, 2000 ; Itinéraires pèlerins de l’ancienne Provence, Marseille, 2002 ; Dieu et les hommes en pays de Haute-Siagne, Nice, 2004 ; Dieu pour tous et Dieu pour soi. Histoire des confréries et de leurs images à l’époque moderne, Paris, 2006 ; Images de montagne (avec Guy Feynerol), Nice, 2008.